Mairie de Yabassi - story

Vous êtes ici chez vous

Histoire de la ville

Les armoiries

Comme toutes les villes et communes du Cameroun, la ville côtière de Yabassi, bordant le fleuve Nkam, est symbolisée par une sorte de couronne dentée à l’intérieur de laquelle trône fièrement le drapeau de La République du Cameroun. Au centre de cette couronne, dans une zone bien circonscrite, machette et pagaie au-dessus d’une forêt baignée dans le fleuve Nkam symbolisent la nature du travail de ceux qui y vivent, de même qu’elles rappellent que nous sommes dans une ville entourée de forêt et de cours d’eau.

Le logo

Le premier logo crée en 2014 va progressivement remplacer les armes de la ville. Les grandes courbes bleu et vert évoquent à la fois le fleuve Nkam et nos vastes étendues de forêt, berceaux historiques de la ville et de son développement. Le point jaune à l’horizon symbolise l’espoir des yabassiens de voir leur cité retrouver son rayonnement d’antan, du temps où la ville était considérée comme la deuxième grande Région du Sud Cameroun après Douala. La baseline, ‘‘ici vous êtes chez vous’’, affirme l’attachement de notre ville à ses traditions d’ouverture, d’écoute, de mixité, de convivialité et de solidarité.

Quelques dates importantes

  • 1900 : Le tout premier port fluvial du Cameroun voit le jour à Yabassi. Après Buéa, que les allemands investissent comme capitale coloniale, Yabassi assure une fonction politique et économique essentielle dans le système régnant pendant les années coloniales. Au plan économique, Yabassi grâce à son port connait une intense activité du fait de la proximité de Douala et de la navigabilité du fleuve Nkam. Jusqu’au milieu du 20ème siècle, c’est une impo r t a n t e p l a c e p o r t u a i re o ù s’établissent et se déploient de grandes firmes commerciales telles King Textile, CFAO, Piret, Jakovidis, SCOA, PZ, SHO, Soudanaise, etc. Ce port a atteint en exportation cent mille tonnes environ, conférant à Yabassi le statut de seconde ville économique du grand Sud Cameroun.
  • 1914 -1918 : Le gouvernement colonial allemand se replie sur Yabassi.
  • 1928 : Baudelaire crée le quartier Newtown à Banya I, ainsi que le célèbre ‘‘Carrefour des huit’’. Ce vaillant administrateur français y installa, par souci de leur épanouissement, les p o p u l a t i o n s d e s t r i b u s D o u a l a , Bamoun, Bamiléké, Beti, Babouté, Bafi a, Haoussa... Ces dernières habitaient un vaste quartier populeux situé en face de l’actuelle brigade territoriale de Yabassi.
  • 1930 : Construction de la route Yabassi-Loum appelée ‘‘Ndjanga’’. La construction de cette axe, ainsi que celle de Yabassi-Yingui (1940-1947) et la voie ferrée Douala-Yaoundé, en particulier les tunnels du tronçon Eséka-Yaoundé, a causé de nombreux dégâts au sein de la population de Yabassi et du Nkam en général. Creusées à la main à l’aide d’instruments rudimentaires, non pas par des volontaires, mais par des recrues enrôlées de force, des hommes arrachés à leur famille, la viabilisation de ces voies de communications a largement contribué à vider Yabassi de sa force de travail. Les mauvais traitements infl igés aux forçats, les épidémies de diarrhée et de paludisme, comme les nombreux accidents mortels, ont causé la mort d’une majorité de jeunes yabassiens et nkamois dans ces véritables ‘‘camps de concentration’’.
  • 1951 : Yabassi redevient une Région après avoir été rattachée comme subdivision à la Région du Wouri le 14 mars 1928 et à celle du Moungo le 23 mars 1941.
  • 1954 : Construction du pont sur le Wouri. Sur le plan historique, la construction du pont sur le Wouri en amont de la tête de ligne de chaloupes à destination de Douala a contribué à la déviation des flux commerciaux et au déclin économique de Yabassi. Les établissements commerciaux qui jadis y animaient l’économie ont été délocalisés. De même, l’exploitation forestière a significativement diminué. La recherche d’emploi pousse de nombreux yabassiens à frapper aux portes de Douala et des grandes plantations du Moungo.
  • 1956 : Ouverture de la route à sens unique Yabassi-Bonépoupa. Entre douze et vingt-quatre heures, le sens était de Yabassi vers le carrefour Bonépoupa et de zéro à douze heures, celui inverse.
  • 1959 : Création de la commune de Yabassi.
  • 1960 : Aurélien William EtekI Mboumoua, alors Administrateur de la France d’Outre-Mer, lit le discours d’indépendance du Cameroun à Yabassi.
  • 1962 : Dika Féma fusillé. Le célèbre chef supérieur du canton Dibeng- Ndogbélé est exécuté avec ses deux complices au Carrefour des Huit. D’après certains témoignages, le chef supérieur qui ne savait ni lire ni écrire aurait fait assassiner l’un de ses frères (Nsota) qui recevait régulièrement la visite des administrateurs. Ces derniers, semblet- il, appréciait particulièrement l’érudition et le sens de l’hospitalité du frère de sa majesté. Voyant en celui-ci un potentiel rival pour son trône, Dika Féma aurait ordonné son assassinat. Trahi par l’un de ses neveux à qui il aurait fait la confidence du complot, il est arrêté et écroué avant d’être fusillé aux côtés de ses deux complices.
  • 1966 : Le président Ahmadou Ahidjo effectue sa première visite officielle à Yabassi. Le chef de l’Etat particulièrement remonté par ce qu’il découvre n’hésite pas à tancer l’élite du chef-lieu du département du Nkam : ‘‘La région qui regorge d’intellectuels n’est pas différente d’une ville morte’’. Ahmadou Ahidjo a notamment inauguré à cette occasion la préfecture et le CEG de Yabassi.
  • 1968 : A dix kilomètres du carrefour Bonépoupa, le car du transporteur Nyamsi Ndam Samuel Honoré de Balzac disparait dans les flammes avec quatre victimes complètement carbonisées. Ce fut l’accident le plus dramatique depuis l’ouverture de cette voie en 1956.
  • 1978 : Inauguration du pont sur le Nkam baptisé pont de la relance économique du Nkam. La légende veut que la chéchia du chef de l’Etat Ahmadou Ahidjo ait quitté sa tête pour se retrouver au sol pendant les cérémonies. Cette histoire n’est pas vraie, la chéchia du président Ahidjo n’a jamais quitté sa tête tout le long de la cérémonie.
  • 1981 : Mort de Dingong Koumkang Jacques Albert, chef supérieur du canton Yabassi centre.
  • 1983 : Raccordement de Yabassi au réseau électrique de Loum
  • 1984 : Yabassi accueille le trophée de la coupe du Cameroun remporté la même année par ‘‘Dihep di Nkam’’, l’équipe fanion du département.
  • 1993 : Ebenezer Njoh Mouellé battu aux élections législatives. Le Secrétaire Général du comité central du Rdpc, le parti au pouvoir, quitte les hautes sphères de décision de la République. Avec son départ, s’envolent les espoirs de développement d’une c i t é q u i a justement mal à son développement.
  • 1996 : Moukoko Mbonjo nommé Directeur de cabinet du premier ministre. La nomination de ce fils Yabassi marque le retour en grâce d’une région qui n’a toujours pas été favorable au parti au pouvoir. Après les épisodes des luttes post coloniales des années 60, le référendum de 1972 et les législatives de 1993, cette nomination va sceller de nouveaux liens entre la région du Nkam et le Rdpc.
  • 2008 : Les états généraux d u développement du Nkam se tiennent à Yabassi.
  • 2010 : Le projet de décentralisation de l’université de Douala est effectif avec l’ouverture de l’Institut des Sciences Halieutiques (ISH) de Yabassi. L’établissement compte aujourd’hui près de 500 étudiants repartis entre 5 filières : Aquaculture, Transformation et contrôle de qualité des produits halieutiques, Océanographie, Gestion des écosystèmes aquatiques, Gestion des pêches. Après pratiquement 4 ans d’existence, la seule école d’Afrique centrale qui forme en science halieutique a déjà mis sur le marché de l’emploi plus de 150 ingénieurs. Toujours au cours de la même année, se tient à Yabassi la toute première édition du festival culturel Ngan’Nkam
  • 2013 : Début des travaux de construction du lycée technique agricole. Cet autre joyau de l’enseignement secondaire, en fait le tout premier lycée agricole du Cameroun et d’Afrique centrale, va abriter un cycle complet de l’enseignement secondaire, de la 6ème en terminale. Les travaux réalisés par une entreprise chinoise vont durer trois ans.

Les maires de Yabassi depuis 1960

  • 1960 : Titti Paul
  • 1965 : Eben Moussi Pierre
  • 1972 : Nkom Etienne Anatole
  • 1980 : Ntouma Nyamsi Alexandre
  • 1987 : Epee Enyimée
  • 1989 : Mongue Denis
  • 1996 : Mbeleck Emile Daniel
  • 2002 : Benga Jean Edouard
  • 2007 : Kwedi Samuel Désiré
  • 2013 : Maboula Mboya Jacques